20/10/2008

Un grand merci Soeur Emmanuelle

photo_1224489029462-1-1.jpgSœur Emmanuelle, qui a dédié sa vie aux plus pauvres, est décédée dans la nuit de dimanche à lundi à l'âge de 99 ans, a annoncé dans un communiqué Trao Nguyen, président d'Asmae-Association Sœur Emmanuelle.

Sœur Emmanuelle, de son vrai nom Madeleine Cinquin, s'est éteinte "dans son sommeil" dans la nuit de dimanche à lundi dans la maison de retraite de Callian (Var), a indiqué à l'AFP une responsable de l'association.

"Fatiguée", mais ne souffrant "d'aucune maladie particulière" selon la même source, la religieuse franco-belge allait célébrer son centième anniversaire le 16 novembre prochain.

"Conformément à sa volonté, ses obsèques auront lieu dans la plus stricte intimité. Une messe à sa mémoire sera célébrée prochainement à Paris", selon le communiqué d'Asmae-Association Sœur Emmanuelle.

Sœur Emmanuelle, qui avait partagé pendant plus de 20 ans la vie des chiffonniers du Caire, avait mené une lutte acharnée contre la pauvreté et l'exclusion avec un franc-parler et une vitalité qui lui ont valu une popularité durable.

Elle avait publié en août dernier un livre entretien "J'ai cent ans et je voudrais vous dire", dans lequel elle tire les leçons du siècle qu'elle a traversé.

Sources : AFP, Paris, 20 octobre 2008

Soeur Emmanuelle, décédée dans la nuit de dimanche à lundi en France, a partagé pendant plus de 20 ans la vie des chiffonniers du Caire et mené une lutte acharnée contre la pauvreté et l'exclusion avec un franc-parler et une vitalité qui lui ont valu une popularité durable.

Née Madeleine Cinquin le 16 novembre 1908 à Bruxelles dans une famille franco-belge aisée, Soeur Emmanuelle n'a jamais hésité à médiatiser ses "révoltes" en faveur des plus pauvres en France ou à l'étranger devenant un alter ego de l'Abbé Pierre, décédé début 2007. 

Diplômée de sciences philosophiques et religieuses, elle prononce ses voeux de religieuse à la congrégation de Notre-Dame de Sion en 1931. Un an plus tard, Soeur Emmanuelle quitte l'Europe pour enseigner dans les missions des pays de la Méditerranée. Elle découvre la Turquie, la Tunisie et en 1965, l'Egypte.      

En 1971, à l'âge de 63 ans, elle s'installe dans le bidonville d'Ezbet el-Nakhl, parmi les chiffonniers du Caire. Elle consacre alors toute son énergie à faire construire des écoles, des jardins d'enfants, des dispensaires et oeuvre pour le dialogue avec les juifs et les musulmans.

La religieuse, petite silhouette en blouse grise et baskets, a fondé en 1980 l'association Asmae-association Soeur Emmanuelle qui aide des milliers d'enfants dans le monde de l'Egypte au Soudan, du Liban aux Philippines, de l'Inde au Burkina Faso. 

En 1993, à 85 ans, sur ordre de sa hiérarchie, Soeur Emmanuelle quitte l'Egypte et ses "amis les chiffonniers" pour prendre sa retraite en France. La religieuse, qui aurait préféré mourir dans son bidonville du Caire, s'établit dans une communauté de Notre-Dame de Sion dans le Var.

Elle consacre désormais l'essentiel de son temps à la prière et à la méditation mais lutte aussi pour venir en aide aux sans-abris et aux sans-papiers.

Pour la soutenir dans ses actions, elle fonde sa propre association, en 1980 : ASMAE - Association Sœur Emmanuelle (visitez le site web de l'association). Pragmatique, elle veut professionnaliser ses actions et assurer sa relève. Sous son impulsion, l'association développe ses actions dans d'autres pays.     

Soeur Emmanuelle, qui ne se voulait "ni de droite ni de gauche", a publié plusieurs livres, notamment "Richesse de la pauvreté" (2001), "Secrets de vie" (2000), "Yalla les jeunes" (1997), "Le paradis, c'est les autres" (1995). Elle avait publié en août dernier un livre entretien "J'ai cent ans et je voudrais vous dire", dans lequel elle tire les leçons du siècle qu'elle a traversé.      

Elle devait célébrer son centième anniversaire le 16 novembre.

Sources : RTL

Le Centre de recherche Ellen White s’associe à la peine de ses proches et de l’ensemble des femmes et hommes qui, pour une raison ou une autre ont côtoyé Sœur Emmanuelle. Je garde à la mémoire une rencontre organisée à Genève en 2002 par l’Association des amis de Sœur Emmanuelle. Un moment inoubliable d’amour, d’intelligence, de vitalité et d’humour. Merci Sœur Emmanuelle !

Sur le Mont des Oliviers, le Christ a décrit la scène du grand jour du jugement à ses disciples. Il leur a montré que tout ne reposerait que sur un seul point. Lorsque les nations seront rassemblées devant lui, il n’y aura que deux types de personnes. Leur avenir éternel sera déterminé en fonction de ce qu’ils auront fait ou négligé de faire pour lui, dans la personne du pauvre et de celui qui souffre […] Celles et ceux que le Christ valorise au jour du jugement n’auront peut-être pas eu une grande connaissance théologique mais ils ont chéri les principes qui ont animé la vie du Christ [...] Ils ont été une bénédiction pour leur entourage.

Ellen White, Jésus-Christ, 1re éd. américaine 1898, Dammarie-les-Lys, Vie et Santé, 2000, p. 639-640, TR.

En brusquant les catholiques avec dureté, nous nous écartons de notre route, nous ne devrions pas agir ainsi. Parmi les catholiques, il y a beaucoup d'hommes et de femmes qui sont des chrétiens très consciencieux […], ils recherchent à vivre en faisant du bien à leur prochain. Ne censurez pas, ne condamnez pas […] Soyons très prudents et ne faisons pas le procès de ceux qui, devant Dieu, sont moins coupables que nous.

Ellen White, Testimonies for the Church, vol.9, pp. 243-244.

02/09/2008

Bonhoeffer

Collonges 044.jpgUne communauté chrétienne vit de l'intercession de ses membres, sinon elle meurt.

Quand je prie pour un frère, je ne peux plus en dépit de toutes les misères qu'il peut me faire, le condamner ou le haïr. Si odieux et si insupportable que me soit son visage, il prend au cours de l'intercession l'aspect de frère pour lequel le Christ est mort, l'aspect du pécheur gracié. Quelle découverte apaisante pour le chrétien que l'intercession : il n'existe plus d'antipathie, de tension ou de désaccord personnel dont, pour autant qu'il dépend de nous, nous ne puissions triompher. L'intercession est bain de purification où, chaque jour, le fidèle et la communauté doivent se plonger. Elle peut signifier parfois une lutte très dure avec tel d'entre nos frères, mais une promesse de victoire repose sur elle.

Comment est-ce possible ? C'est que l'intercession n'est rien d'autre que l'acte par lequel nous présentons à Dieu notre frère en cherchant à le voir sous la croix du Christ, comme un homme pauvre et pécheur qui a besoin de sa grâce. Dans cette perspective, tout ce qui me le rend odieux disparaît, je le vois dans toute son indigence, dans toute sa détresse, et sa misère et son péché me pèsent comme s'ils étaient miens, de sorte que je ne puis plus rien faire d'autre que prier : Seigneur agis toi-même sur lui, selon ta sévérité et ta bonté. Intercéder signifie mettre notre frère au bénéfice du même droit que nous avons reçu nous-mêmes. Le droit de nous présenter devant le Christ pour avoir part à sa miséricorde.

Par là nous voyons que notre intercession est un service que nous devons chaque jour à Dieu et à nos frères. Refuser à notre prochain notre intercession c'est lui refuser le service chrétien par excellence. Nous voyons aussi que l'intercession est, non pas une chose générale, vague, mais un acte absolument concret. Il s'agit de prier pour telles personnes, telles difficultés et plus l'intercession est précise, et plus aussi elle est féconde.

Dietrich Bonhoeffer, De la vie communautaire. Neuchâtel, Delachaux et Niestlé, 1947, p. 85 - 87.

12/05/2008

Retraite spirituelle

medium_Grandchamp_2.jpgFaculté adventiste de théologie 1ère année / 16-18 mai

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medium_Grandchamp_1.jpgCommunauté de Grandchamp

Neuchâtel

CH 2015 Areuse

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Programme :

·                 Liturgies avec la communauté des Soeurs de Grandchamp

·                 Moments de recueillement pour la classe

·                 Le silence : saveur, beauté, pertinence (enseignement)

·                 Comment organiser une retraite spirituelle (enseignement)

·                 Dialogue avec des membres de la communauté

·                 Promenade dans la nature

09/12/2007

Dieu avec nous

bf8e269fbf8fbee131dd2582f1b1ef80.jpgL’ange lui dit : « Joseph, fils de David, n’aie pas peur de prendre chez toi Marie, ta femme. Oui, l’enfant qui est dans son ventre vient de l’Esprit Saint. Elle va mettre au monde un fils, et toi, tu l’appelleras Jésus. En effet, c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.» Ainsi se réalise ce que le prophète a dit de la part du Seigneur : « La jeune fille attendra un enfant. Elle mettra au monde un fils. On l’appellera Emmanuel, ce qui veut dire "Dieu avec nous". »

Evangile selon Matthieu 1, 20-23.

29/11/2007

Une nouvelle chapelle pour les Diaconnesses de Reuilly

« Nos villes surchargées de bruit tuent dans l'homme ce qu'il y a d'essentiel. Ouvrons-lui une porte, au cœur purifié de notre amitié" (Règle de Reuilly)

4d5964fa4c776e24f8945eb808c42e7f.jpg"Une chapelle pour notre temps". La communauté des Diaconesses de Reuilly, sœurs protestantes dont la communauté a été fondée au XXe siècle au cours du Réveil protestant, vient de vivre la fête de la Dédicace de leur nouvelle chapelle. La cérémonie a eu lieu le 11 novembre à 15 H, en présence de près de 700 personnes, réunie autour des sœurs et du président de la Fédération Protestante de France Claude Baty.

En 1970, la Communauté des Diaconesses de Reuilly a transféré sa Maison-Mère depuis son lieu de fondation du XII° arrondissement à Paris sur le terrain de l'ancien sanatorium "les Ombrages" à Versailles. Une nouvelle étape commence : un rythme d'offices quotidien à quatre temps est posé pour faire apparaître les priorités d'une vie religieuse qui se constitue autour de la prière et du travail.

La chapelle s'est rapidement avérée trop petite pour abriter la communauté et ses hôtes. Deux tentes successives ont permis de suppléer au manque d'espace pour accueillir celles et ceux venant partager la vie liturgique de la communauté. Pendant une vingtaine d'années, la tente a résisté à la chaleur et au froid mais il était temps qu’un nouveua lieur de prière voit le jour.

b9cf5e625cd5d30140f1d6068f01618b.jpgLa Communauté de Diaconesses s’est trouvé devant une nécessité et un choix : créer un nouveau lieu cultuel pour répondre à sa vocation profonde. Elle souhaitait faire de cette chapelle un projet pour le XXI° siècle, reflétant ce que la communauté désire vivre et partager avec ses contemporains : offrir à l'homme d'aujourd'hui un espace de beauté, d'intériorité et de célébration qui invite à l'écoute et à la paix.

Construite entre avril 2006 (pose de la première pierre ) et novembre 2007, la chapelle est l'œuvre de l'architecte Marc Rolinet.

La communauté a « appelé la bénédiction du Seigneur sur cette Chapelle pour qu'elle chante la beauté de Dieu et soit un lieu de communion au service des Eglises et des peuples ».

La communauté des Diaconesses de Reuilly est l’une des rares communautés monastiques protestantes en France. Elle est par ailleurs la première expérience de ce type à l’intérieur du protestantisme. D’autres communautés ont suivies, ainsi les sœurs de Pomeyrol (deux communautés dans le sud de la France) et la Communauté des sœurs de Grandchamp, près de Neuchâtel (Suisse).

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Communauté des Diaconesses de Reuilly
10, rue Porte du Buc
78 000 Versailles

Tél. 01 39 24 18 80
Contact
Site Internet

Accès par SNCF/RER : Gare Versailles-Chantiers (5 mn à pied)

23/11/2007

2008 : un guide de lecture de la Bible pour les Eglises de la FPF

72d5b379a747580911c273a017a6b22f.gifAu sein des Eglises protestantes, plusieurs listes circulent, qui ont chacune leur histoire, leur cohérence, leurs lecteurs et qui se font parfois concurrence. Prenant appui sur la dynamique fédérative actuelle, le service biblique de la Fédération protestante de France a eu à cœur de réfléchir à cette situation et a estimé important d´essayer de constituer une liste de lecture commune aux Eglises membres de la FPF. Ce projet a été unanimement approuvé par le conseil de la FPF qui a donné mission au service de le mener à bien. C´est dans ce contexte qu´est née la liste La Bible en 6 ans, qui vous guidera chaque jour dans votre lecture, dès le 1er janvier 2008.

Entre tradition et nouveauté

Quelques caractéristiques de La Bible en 6 Ans :

  • Tous les textes canoniques de la Bible sont lus, l´Ancien Testament sur un cycle de 6 ans, le Nouveau Testament sur un cycle de 3 ans, donc 2 fois en 6 ans.
  • Les lectures proposées sont plus amples que dans les listes actuelles
  • Pour le dimanche ou le samedi, la lecture est en continuité avec la lecture de la semaine. Les textes indiqués par le Missel romain sont également indiqués.
  • Pour Noël, Pâques, Ascension, Pentecôte, plusieurs textes sont proposés, pour rendre attentifs aux résonances littéraires et théologiques. 
  • Un Psaume est proposé chaque jour. 

La Bible en 6 ans, des co-auteurs et des co-éditeurs

574ee8c8b709182aa8d8b436c7abc0b8.gifCette liste n´a pas été décrétée en un jour, elle n´est pas non plus née ex nihilo. Elle est le fruit d´années de travail d´une équipe fédérative - fait remarquable dans notre monde protestant ! Ont œuvré à ce travail : Christian Bonnet, secrétaire général de l´Alliance biblique française, Jean-René Pfender, responsable de Parole pour tous, Sophie Schlumberger, responsable du service biblique de la FPF, Jéma Taboyan responsable des guides bibliques à la Ligue pour la lecture de la Bible, Jean-Claude Verrecchia , représentant l´Union des Fédérations des Eglises adventistes de France. Des représentants de l´Eglise réformée d´Alsace et de Lorraine et de l´Eglise de la Confession d´Augsbourg d´Alsace et de Lorraine se sont ponctuellement associés.

Autre fait remarquable, l´édition de cette liste est également fédérative : Bibli´O, les Editions Vie et Santé et la Ligue pour la lecture de la Bible se sont associés pour éditer ensemble cette nouvelle liste.

C´est avec passion et humilité que l´équipe a travaillé à ce projet. Nous espérons que cette liste sera pour chacun de vous un précieux compagnon sur vos routes bibliques et spirituelles.

Sources : FPF/BIA

http://www.protestants.org/fpf/biblique/bible-en-6ans.htm

17/11/2007

Taizé Genève 2007 : l'église du Campus adventiste engagée

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463d84c208d9382e7f49efb571470486.jpgPèlerinage de confiance sur la terre

Taizé à Genève : 30ème rencontre européenne de jeunes à Genève, dans l'Arc Lémanique et la France voisine

Comme d'autres église chréiennes (notamment adventistes) de la région lémanique L'église du Campus adventiste du Salève (Haute Savoie) est engagée dans l'organisation de la rencontre de Taisé à Genève (28 décembre-1er janvier). La communauté adventiste se prépare à accueillir des jeunes pèlerins et à célébrer des liturgies.

Contact : Philippe Penner (06 25 18 08 62 / 04 50 87 68 33)

Courriel : philippepenner@yahoo.fr

http://www.taize-geneve.ch/

10/11/2007

Belle mais pourquoi adventiste ?

Pourquoi je fais le choix d’être adventiste aujourd’hui ? Le 9 novembre dernier le magazine adventiste Spectrum interviewait la chanteuse Patty Cabrera, l’une des "cinquante personnes les plus belles au monde", selon le magazine People Magazine. La chanteuse y confie sa passion pour la spiritualité adventiste tout en demeurant très honnête et transparente sur les points faibles de l'histoire de cette famille chrétienne. "Ces faiblesses ont aussi les miennes", ajoute-t-elle. Un très beau témoignage sur une "amitié", celle d'une femme avec son Eglise dont elle admire la quête de Dieu, son aptitude à se remettre en question.

Forever Friends

9689bd2b0e4693b3d3eb71fce2c0190e.jpgWhy am I still Adventist? Well, Seventh-day Adventism and I, like a couple of old friends, go way back. We’ve been through a lot together. We’ve walked down many roads together, sometimes holding hands and sometimes not. As many friends often do—good friends, even best friends—occasionally we unintentionally hurt each other by mistaking selfishness for good intentions. But in a rich friendship, more important than the hurts we experience together are the good and joyful things. It is because of the "good stuff" that we remain friends. It is why we don’t give up on each other in the bad times, why we don’t trade in our friendship for another.

Of course, there are other potentially good "friends" out there—Seventh-day Adventism is one of many forward thinking denominations that are working hard to bring goodness, freedom, and life—the gospel—into the life of every precious created being—human and nonhuman alike. Had I been born into another, similarly thoughtful and grace-oriented denomination, I’m sure my sense of "home" would lie there. From that platform—that denomination—I would be doing my best to be the gospel—the "good news"—that affirms life. But Seventh-day Adventism is my history, my experience, and my home. It was and is the starting place for who I am and everything I do.

79f8cefeaa37405e842bac6df57b11dd.jpgSeventh-day Adventism has its quirks and its share of historical not-so-good moments, but so do I. On the occasions when Adventism asks me to remove my earrings, for instance, I comply. And when it asks me to turn down the volume—I typically comply. Friendship requires compromise.

But I remember a time when I didn’t comply—not so much out of rebellion as out of ignorance. So Adventism turned down the volume for me. While I was giving a concert for a youth rally in Northern California , midway through the only up-tempo song on the program the music suddenly stopped. I thought some kind of electrical malfunction had occurred. As I was being escorted off stage and asked never to return, I realized I was the malfunction.

That was a long time ago. Through the years, I’ve also shown my own quirks and not-so-good moments. Although they never came off as blatantly as that humiliating and hurtful afternoon in Northern California , they were equally disloyal and hurtful because they were moments filled with what I didn’t say or do for my church, my friend. In other words, my moments of distance and silence were what most loudly labeled Adventism, for me, a malfunction.

But true friendships can take a beating—they can "take a lickin’ and keep on tickin’," as the old Timex commercials used to say. The reasons why we became friends and the reasons why we remain friends differ. Indeed, the reasons we remain friends are far more profound and meaningful, filled with shared growing pains and growth spurts. We break up—kind of—and we make up. And we make up because everything is better experienced together. We make up because the joys are bigger than the sorrows, because the good times happen much more often than the bad, and because the gifts we offer each other far outnumber our poor decisions, insensitive words, and hurtful actions.

Seventh-day Adventism, like no other friend I have, has single-handedly given me my most precious personal relationships. It has introduced me to the people in my life who make everything I do meaningful. Adventism has also given me the gift of education and equipped me with the power of knowledge. It encourages me to seek for more—for more truth and beauty than we have at present. It invites me to sit on its shoulders so that I may see, experience, and learn more about the parts of truth that lie just beyond the horizon. It is a privilege to sit on these traditional, strong shoulders that offer me a view that my stature alone could not provide.

Perhaps what I love most about my relationship with Seventh-day Adventism is the way my personhood—my humanity—and all creaturely life is affirmed in the Sabbath. Adventism has taught me to hear the voice of God especially on Sabbath saying, "Hey, stop all your work and worry—I just want to pause here for a moment and take you in—you are my good and lovely creation. Enjoy you today." If I ever doubt my place in life during the week, Sabbath reminds me again of the way I am loved. Because of Sabbath, I have no doubt where I stand. Sabbath, being an equal opportunity affirmer of life, teaches me that just as I know how much I am loved, I also know how much the stranger I stand next to in line at the grocery store is loved, and how much the person society insists isn’t pretty enough, smart enough, or rich enough, is loved. Sabbath levels the playing field—all are equally and enthusiastically loved.

The good in Seventh-day Adventism so completely and unequivocally outweighs the bad, that for me, it has become silly to even compare them. Quirkiness and occasional bad moments in judgment are a small price to pay for the beautiful gift of love and time spent learning about love and justice for all people—a small price to pay for a friendship that gave me my mother, family, my dearest friends and loved ones. Pretty big shoes to fill!

Am I willing to trade the denomination of my birth for another? No. Not because I don’t think I wouldn’t have been happy anywhere else, but because "anywhere else" isn’t where I started from. We have no other choice in life but to start from where we are. Since I believe the gospel reveals itself in many places—in many denominations—and because now after years of asking questions, having conversations, and learning, I’m convinced Adventism is one of those places—those denominations—filled with lots of good people doing their best to deliver the good news of equality and reckless love to all people. And so, I am, to steal the line of one of my closest friends, incurably Adventist. Despite our many disagreements and differences and things I choose imply to overlook, Seventh-day Adventism and I have traveled together long enough to know that we’re still pretty compatible. And, that we have more fun together than apart.

Why am I still Adventist? In short, because it suits me. We’ve come a long way since the days like the one in Northern California. A few years ago, before a crowd of several thousand Seventh-day Adventists, the Southeastern California Conference leaders honored me for my music ministry and for sticking with my church. In this article for Spectrum I have an opportunity to honor my church, my friend, for its ministry and for sticking with me.

© 2007Spectrum/AAF

Site de la revue Spectrum : http://www.spectrummagazine.org/

Voir aussi : http://www.pattycabrera.com/

14/10/2007

Ethique de nos habitudes alimentaires

Hygiène de vie et spiritualité n’ont pas toujours fait bon ménage dans l’histoire du christianisme. La suspicion entretenue par les uns s’est nourrie, il faut le reconnaître, du légalisme des autres. Inspiré d’une religiosité égocentrique, une certaine ascèse a en effet encouragé de nombreux croyants à se tirer les cheveux pour accéder au ciel en ne mangeant pas ceci, en ne buvant pas cela. L’éthique chrétienne du corps humain se réduit-elle à l’assiette, d’une part  ?  Les relations entre alimentation et spiritualité se limitent-elles, d’autre part, à ces excès de zèle perfectionnistes ? Nous voulons croire qu’une relecture de Saint-François d’Assise, du baron von Zinzendorf, de John Wesley, d’Ellen White, et plus prêt de nous de Théodore Monod, tous adeptes d’une écologie chrétienne de l’alimentation – même si elle ne constituait bien évidemment pas le centre de leur préoccupation - serait utile aux chrétiens du XXIe siècle.

L’actualité de cette semaine met en relief deux réflexions qui méritent toute notre attention : le sondage BVA-CCFD pour le journal La Croix et pour Europe 1, enfin la publication de deux livres signés respectivement par David Servan-Schreiber et par Laurent Schwarz.

65e27bf26bc9903972a6b58d0d3fe2a7.gifSelon le sondage réalisé du 27 septembre au 1er octobre par l’institut BVA pour le compte du Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD), un tiers des Français seraient prêts à modifier leurs habitudes alimentaires au profit des pays du tiers-monde. 55 % des sondés estiment inadapté le recours aux OGM, et souhaitent voir modifiées les règles du commerce international à l’avantage des pays pauvres. Par ailleurs 43 % des Français sont convaincus que le combat contre la faim dans le monde passe par une évolution du comportement alimentaire des consommateurs. 3 Français sur 10 réalisent qu’une part importante du marché de la viande consommée en France provient d’élevages nourris avec des protéines végétales cultivées sur des terres achetées à bas prix, enlevées aux petits agriculteurs locaux. Ces Français réalisent que dans les pays concernés cette situation fait disparaître les cultures vivrières et entraîne la déforestation.

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Devant cette encourageante prise de conscience le chrétien ne peut continuer à concevoir le plaisir gastronomique  - certes lui aussi création de Dieu – déconnecté de ce drame planétaire qui appelle à une réforme familiale : manger local, privilégier autant que possible l’alimentation bio et réduire la consommation de viande. Selon Catherine Gaudard, spécialiste des questions agricoles et commerciales au CCFD, cette réforme devrait également concerner la consommation des produits hors saison : « Acheter des fruits oud es légumes hors saison encourage les pays en développement à les cultiver. Dans la majorité des cas, cela conduit à un regroupement des terres et à l’exclusion de nombreux paysans. Et cela contribue à épuiser les ressources en eau de ces pays pour des cultures maraîchères très exigeantes en la matière. » Dans son livre Agricultures et paysanneries des tiers-mondes, Marc Dufumier, agronome, professeur à AgroParisTech - et consultant de Nicolas Hulot pour son pacte sur l’environnement - encourage également à acheter local, manger moins de viande, à privilégier les produits de saison et à éviter les produits de l’industrie agroalimentaire.

d77ef63bb051f49edbd8a89810b3dcc6.pngA quinze jours d’intervalles David Servan-Schreiber, neuropsychiatre professeur à l’université de Pittsburg et Laurent Schwarz, cancérologue et professeur à l’Ecole polytechnique viennent de publier des ouvrages sur le cancer qui eux aussi bousculent nos habitudes alimentaires et certains « dogmes » sur cette maladie. Selon David Servan-Schreiber on ne peut pas « attendre que les recherches concluent sur la cause. Ce qui me motive en tant que médecin, scientifique et ex-malade, c’est ce que je peux faire et comprendre tout de suite. Et en me plongeant dans la littérature scientifique, j’ai trouvé des leviers utiles autour de l’inflammation – qui fait le lit du cancer – ou du métabolisme du sucre qui permet d’ores et déjà de commencer à prendre le contrôle sur sa vie et à se fabriquer les plus d’anticancers possibles, à stimuler ses défenses naturelles en modifiant son mode de vie ».  Dans une interview accordée à La Vie, le chercheur déplore que « la science nutritionnelle n’est pratiquement pas enseignée en faculté de médecine. » Dans l’assiette anticancer des chercheurs : essentiellement céréales, pain multigrain, riz complet, quinoa, boulgour, huile d’olive, aromates, légumes, fruits, protéines végétales, lentilles, pois, haricots, tofu, et de façon optionnelle poisson, viande bio, œufs bio.

06a2c0668d29ad82392cbf36eeedce43.jpgSources : Denis Peiron, « Pour les Français, vaincre la faim est possible », in La Croix, 12 octobre 2007, p. 2 ; Michel Waintrop, « nos comportements alimentaires ont des conséquences directes sur la disette dans le Sud », in La Croix, 12 octobre 2007, p. 2 ; Armelle Breton, « Cancer : les voix de la guérison », in La Vie, p. 10-13 ; David Servan-Schreiber, Anticancer. Prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles. Paris, Laffont, 2007 ; Laurent Schwarz, Le principe de vie : le cancer peut être guéri. Paris, La Martinière, 2007.

Sondage_BVA.pdf

18/09/2007

Article de Samir Selmanovic dans Spectrum

Samir Selmanovic, „The sweet problem of inclusiveness: finding our God in the other“, in Spectrum 35/3, Summer 2007, p. 51-58.

3adfc688b4d829d36eb52908ac5c69db.jpg65560e644c7a5a5fdd0a4f20e9751941.gifDans son dernier numéro la revue américaine Spectrum publie le chapitre 16 d’un ouvrage collectif écrit par Samir Selmanovic, pasteur et enseignant adventiste. Selmanovic est membre du Coordinating Group for Emergent Village ainsi que de la commision Faith and Order du conseil national des Eglises américaines. Selmanovic parle de religion business où la notion de grâce est souvent réduite, quand elle n’est pas absente. A titre d’exemple l’auteur aborde la question du témoignage chrétien, appelé aussi souvent évangélisation. Selmanovic appelle son lecteur à un partage de l’Evangile qui ne transforme pas le croyant en un enseignant, un maître qui délivre un message devant un auditoire qui n’aurait rien à lui apporter. Selon l’auteur un véritable partage de la foi est une conversation à double sens, non seulement une transmission, mais d’abord et toujours une écoute de l’autre dans ce qu’il peut apporter de Dieu. Quand bien même sa foi serait celle d'une autre religion. Quand bien même la rencontre se vit avec un incroyant, car selon Selmanovic le Christ ne se réduit pas au christianisme. Enfin le pasteur aborde la question du rôle des doctrines dans la transmission de l’Evangile. Pourquoi Dieu, interroge-t-il, ne pourrait-il être compris qu’au travers de formulations doctrinales ? N’existe-t-il aucun autre moyen ? Celui-ci est-il le meilleur? Les réflexions de Selmanovic s’appuient sur les Evangiles, sur son expérience à Manhattan, sur son amitié avec Marc, un athée en qui il voit le caractère de Jésus-Christ, sur Kierkegaard, sur Miroslav Volf, sur Jacques Derrida (Samir Selmanovic, "Spiritual discipline of receiving", in Signs of the Times, Australia, septembre 2007). Samir aurait très bien pu ajouter le nom d'Ellen White dans cette même perspective. Voir catégorie : « Pensées essentielles » sur notre site.

Un essai d’une impressionnante compassion, d’une profonde spiritualité et d’une grande humilité. N’allez pas vous coucher ce soir sans avoir lu ce texte. Il respire l’Evangile !

Jean-Luc Rolland

fc045ebc9895e0753bb68718b7aecf85.gifL'article de Spectrum est un extrait du livre An emergent manifesto of hope, Doug Pagitt, Tony Jones (éds.), Grand Rapids, Baker Books, 2007.

http://samirselmanovic.typepad.com/

 

 

 

83134c2a8584e5fce9d95e356896cd43.jpgSamir était l'invité du G' Camp 2006 à l'université de Friedensau (Allemagne), ici (à gauche) en compagnie de Franck Waldschmidt, coordinateur général  des G' Camps 2006 et 2007.

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